Politique du Maroc
Une ouverture politique exemplaire :
Au cours des dernières années, le Maroc a entamé l'un des processus les plus réussis et rapides d'ouvertures politique parmi les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du nord.
Entamé du temps de feu SM le roi HASSAN II la démocratisation connaît une embellie sous SM le roi MOHAMMED VI qui a accédé au trône en juillet 1999.
- En septembre 1997, la Chambre des Représentants a pour la première fois été élue au suffrage universel, selon la nouvelle constitution.
- En mars 1998, Abderahmane Youssfi a formé un Gouvernement avec l'appui d'une coalition de centre gauche comprenant sept partis. Ce gouvernement est resté en fonction jusqu'aux législatives d'octobre 2002. Après l'élection, de nombreux changements ont eu lieu dans les différents partis... Certains se regroupèrent, des députés changèrent de camp, etc.
- Le nouveau Roi Mohammed VI, alors, nomme Driss Jettou, ancien ministre de l'intérieur du précédent gouvernement mais membre d'aucun parti pour former une nouvelle coalition qui comprend six partis politiques.
- Les prochaines élections législatives auront lieu à l'automne 2007.
Cette ouverture politique devient palpable à plusieurs niveaux, la société civile est de plus en plus présente dans les débats sociopolitiques et la presse connaît une nette progression autant quantitative que qualitative. Une stabilité macro-économique satisfaisante : dans ses efforts de stabilisation au cours de ces dernières années, le Maroc a su maintenir l'inflation : de 6,1% en 1995, la hausse des prix a été ramenée sous la barre des 3%. En 2000, elle a été contenue à 2,5%, à 1.4% en 2001, à 2.1% en 2002, à 1.2 en 2003 et 1 en 2006.
Afin de réduire la vulnérabilité extérieure, les autorités ont davantage recouru aux sources de financement internes pour leurs besoins budgétaires et ont pu réduire la dette extérieure. Celle-ci s'est établie à environ 13,6 milliards de dollars au terme de l'année 2006, enregistrant ainsi une légère baisse de 0,6%, alors que le taux d'endettement extérieur s'est amélioré de 2,3 points du PIB, pour passer à moins de 20%.
Ces résultats sont le fruit de politiques monétaires et budgétaires prudentes qui ont appuyé jusqu'à très récemment un taux de change fixe, lequel a quant à lui renforcé les anticipations de stabilisation.