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La croissance économique du Maroc
La croissance économique a fléchi d'une moyenne annuelle de 4,4 % sur la période 1986-91 à 1,9 % sur la période 1991-98, laissant le Maroc derrière la plupart des pays de la région MENA alors qu'il avait été parmi les premiers. Avec une croissance démographique de 1,7 pour cent par an, le revenu par habitant a donc pratiquement stagné et la consommation privée par habitant a baissé du fait d'une hausse concomitante de la consommation publique.
Mais durant les dernières années, l'économie marocaine a évolué sur un rythme de croissance relativement rapide. Elle a enregistré durant les dernières années un taux de croissance moyen de 3%. En effet, en 2001 et dans un contexte de contre performance du secteur agricole, de morosité de la conjoncture internationale, l'économie marocaine a enregistré un taux de croissance estimé à 6,5 % contre 1 % en 2000, 3,2 % en 2002, 5,5 % en 2003 et plus que 8,1% % en 2006 (le taux le plus haut du Maghreb).
La contribution de l'agriculture à la croissance globale est devenue négative sur la période 1991-99 : moins 0,3 par % an, soit une chute brutale par rapport à une contribution positive de 0,8 % par an sur la période 1986-91. Dans l'agriculture, les sécheresses sont devenues plus fréquentes et les fluctuations de la production plus prononcées. Ceci, conjugué aux faiblesses du système de filet de protection sociale, a eu un impact significatif sur l'accroissement de la pauvreté rurale.Le peu de dynamisme du secteur manufacturier a également contribué à l'augmentation du chômage et de la pauvreté en milieu urbain. Le taux de croissance moyen dans ce secteur est passé de 4,5 % par an à la fin des années 80 à 2,6 % dans les années 90, moins de la moitié de celui d'autres économies émergentes. Le secteur a également subi une perte de compétitivité dont témoignent une croissance plus lente des exportations et des pertes de parts de marché au niveau mondial.
Le secteur tertiaire, par contre, s'est fortement accéléré depuis plus d'une dizaine d'années, avec notamment, les secteurs de la banque, de la finance, de la grande distribution, de la téléphonie mobile et de l'offshoring (délocalisation des centres d'appels, et de services, ainsi que des SSII européennes
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